AIDES
Aides à la création en Wallonie et à Bruxelles
Mis à jour août 2026 · 9 min de lecture
Un créateur qui cherche « les aides » tombe sur des listes de dizaines de dispositifs. La plupart ne le concernent pas : ce sont des aides sectorielles pour des entreprises déjà installées. Pour quelqu’un qui se lance, la liste réelle est courte, et elle tient sur cette page.
Trois choses avant de lire les montants.
Les chiffres ci-dessous ont une date, en haut de ce guide. Ces dispositifs sont réformés régulièrement et plusieurs de leurs montants sont indexés. Nous les vérifions et nous datons la vérification, mais un chiffre reste un chiffre : avant d’engager quoi que ce soit, ouvrez la source officielle, elle est en bas de page pour chacun.
L’ordre compte plus que le montant. La plupart de ces aides se demandent avant de créer. Créer d’abord et se renseigner ensuite ferme des portes qui ne se rouvrent pas.
Nous ne montons pas votre dossier. Ces aides sont décidées par le Forem, Actiris, Bruxelles Économie et Emploi ou l’ONEM. Notre travail est de vous dire laquelle existe pour votre situation, de vous prévenir de l’ordre à respecter, et de créer l’entreprise que l’aide suppose, au bon moment.
En Wallonie
Airbag, pour passer à titre principal
C’est le dispositif le plus substantiel pour un créateur wallon. Il vise précisément le moment du basculement vers l’indépendant à titre principal, et il porte bien son nom : c’est un coussin financier pour amortir la transition.
Jusqu’à 12 500 €, versés en quatre tranches sur deux ans, par le Forem.
Deux voies d’accès, selon votre situation. Soit vous êtes déjà indépendant à titre complémentaire depuis au moins trois ans. Soit vous créez une première ou une deuxième activité d’indépendant en remplissant une condition de compétence : une formation à l’entrepreneuriat, un accompagnement à la création, un diplôme en gestion ou en économie, ou une expérience sectorielle après cinquante ans.
Vous devez être domicilié en Wallonie, ou y avoir le siège de votre activité, et vous engager à cesser de percevoir des revenus professionnels ou des allocations.
Le calendrier est le piège. La demande doit partir avant votre affiliation à une caisse d’assurances sociales, ou dans le mois qui suit au plus tard. C’est exactement le moment où nous constituons votre dossier : dites-le nous au premier appel, et l’ordre se règle tout seul.
Les chèques-création, pour l’accompagnement
La Wallonie prend en charge 80 % du coût hors TVA d’une formation ou d’un conseil lié au lancement de votre activité. Vous payez les 20 % restants et la TVA.
Les plafonds de subvention publique, par bénéficiaire et sur trois ans : 6 000 € pour le chèque formation à la création, 15 000 € pour le chèque conseil à la création, ce dernier montant valant aussi de plafond global tous chèques confondus.
Ils s’adressent aux demandeurs d’emploi, aux salariés, aux indépendants à titre complémentaire et aux entreprises dont l’activité principale est en Wallonie.
À Bruxelles
La prime pour indépendant d’Actiris
Jusqu’à 4 000 €, versés en six tranches dégressives sur six mois à partir du lancement de l’activité, avec un accompagnement inclus pendant toute la durée du versement.
Il faut être domicilié en Région de Bruxelles-Capitale, être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé chez Actiris au début de l’accompagnement, ne pas avoir déjà exercé comme indépendant à titre principal, ne pas avoir touché cette prime dans les deux années précédentes, et ne pas avoir bénéficié auparavant du dispositif Tremplin-indépendants. Cette dernière condition mérite d’être lue deux fois : elle fait de Tremplin et de la prime Actiris deux chemins alternatifs, pas deux étapes d’un même parcours.
La prime Lancement d’entreprise
Elle couvre 60 % de vos dépenses dans de nombreux postes, avec un plafond de 7 500 € par projet et une intervention minimale de 500 € par demande. Des plafonds particuliers s’appliquent par catégorie de dépense.
Elle s’adresse à des porteurs de projet qui n’ont pas encore de numéro d’entreprise, âgés de dix-huit ans au moins, non indépendants au moment de la demande sauf statut d’étudiant-indépendant, dans des secteurs admis, et accompagnés par une structure agréée avec une convention d’au moins six mois.
Elle est gérée par Bruxelles Économie et Emploi, hub.brussels évaluant les projets.
Partout en Belgique
Tremplin-indépendants, si vous êtes au chômage
Ce n’est pas une aide financière mais une autorisation, et elle est fédérale. Elle permet de conserver son droit aux allocations de chômage pendant douze mois tout en exerçant une activité indépendante à titre accessoire.
Les douze mois se comptent de date à date et ne sont pas prolongeables. Vous devez déclarer l’activité par les formulaires C1 et C1C avant de la commencer, ne pas avoir exercé cette même activité à titre principal durant les six années précédentes, et ne pas la faire exercer par des tiers.
L’allocation n’est pas conservée intégralement : au-delà d’un revenu journalier de 17,04 €, l’ONEM indique que l’allocation diminue proportionnellement. Ce montant est indexé, et la page officielle précise elle-même l’indice retenu, au 1er novembre 2023. Vérifiez-le sur la source avant de calculer quoi que ce soit.
Une fois l’entreprise créée : la digitalisation
Les dispositifs ci-dessus visent le moment où vous vous lancez. Ceux-ci s’adressent à une entreprise qui existe déjà, souvent dès ses premiers mois, et ils financent la même chose des deux côtés de la frontière régionale : les honoraires d’un prestataire qui vous rend plus numérique. Site, boutique en ligne, outils de gestion, sécurité.
C’est le moment où beaucoup de nos clients nous rappellent, et c’est aussi celui où l’ordre compte encore : les deux dispositifs se demandent avant de commencer la mission, pas après avoir reçu la facture.
À Bruxelles, la prime Digitalisation
Elle couvre 25 % des dépenses éligibles, et jusqu’à 70 % avec les majorations, accordées selon le profil : starter, exemplarité environnementale ou sociale.
Minimum 500 € par demande, maximum 10 000 € par bénéficiaire et par année civile, avec deux missions subsidiées au maximum sur la même année.
Elle s’adresse aux PME ayant au moins un siège d’exploitation en Région de Bruxelles-Capitale, dans les secteurs admis, qui n’ont pas dépassé le plafond de minimis et dont le financement public reste sous les trois quarts.
Le calendrier, encore. La demande doit être introduite via MonBEE au plus tard la veille du début de la mission, qui ne peut commencer que le lendemain du dépôt du dossier. Une mission déjà entamée ne se rattrape pas.
En Wallonie, les chèques numériques
Le même principe, par les chèques-entreprises. La Région prend 50 % des honoraires du prestataire pour un chèque maturité numérique, et 75 % pour un chèque cybersécurité, dans les deux cas sur une valeur totale de subside plafonnée à 60 000 € sur trois ans.
Ce plafond est celui de la PME existante. Il ne se confond pas avec celui des chèques à la création, plus haut sur cette page, qui vise le porteur de projet : deux publics, deux enveloppes.
Ils s’adressent aux PME de moins de deux cent cinquante équivalents temps plein, hors secteurs exclus, dont l’agriculture, la sylviculture et la pêche, ainsi que certaines activités informatiques et de télécommunications.
Les aides sectorielles, et pourquoi elles ne sont pas sur cette page
Il en existe des centaines, et nous ne les listerons pas. Trois raisons, et aucune n’est de la paresse.
Elles sont étroites : chacune ne concerne qu’une poignée d’activités, et celle qui vous concerne peut-être ne ressemble à aucune autre. Elles sont mouvantes : elles s’ouvrent et se ferment au rythme des budgets régionaux, bien plus vite que les dispositifs de cette page. Et surtout, elles sont déjà tenues à jour par ceux dont c’est le métier, dans des bases de données officielles que nous ne remplacerons jamais.
Une page qui les recopierait serait périmée dans l’année, et vous liriez chez nous un dispositif qui n’existe plus. C’est exactement ce que nous refusons de faire avec les chiffres.
Le bon réflexe, quand votre activité est particulière : appelez le 1890 en Wallonie ou le 1819 à Bruxelles. C’est gratuit, ce sont des humains, ils ont la base sous les yeux et ils connaissent les cas limites.
Et dites-nous votre activité au premier appel. Nous ne connaissons pas toutes les aides sectorielles, personne ne les connaît toutes, mais nous savons reconnaître les activités qui en ouvrent souvent une, et vous envoyer poser la question au bon endroit avant de créer plutôt qu’après.
Les deux portes qui répondent gratuitement
Quand une question porte sur votre situation précise plutôt que sur le principe d’un dispositif, deux services régionaux répondent gratuitement et connaissent les cas particuliers mieux que n’importe quel article :
Ce que nous faisons, nous
Nous ne décidons aucune aide et nous n’en montons aucun dossier. Ce que nous faisons, c’est ce qui vient juste après, et souvent juste avant :
Nous vous disons, au premier appel et gratuitement, quels dispositifs correspondent à votre situation et dans quel ordre les enclencher, parce que la plupart se demandent avant la création et que l’ordre se rattrape mal.
Puis nous créons l’entreprise que l’aide suppose, au moment où elle le suppose. Nos prix sont publics, au centime près, et le premier échange téléphonique est gratuit et sans engagement.

